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Le récit d'un ancien agent de la CIA sur une enquête UAP de l'ODNI suscite une demande de documents et de données

James Erdman III a déclaré qu'une enquête interne de l'ODNI qu'il avait dirigée n'avait pas établi les affirmations relatives à des engins extraterrestres. Le professeur de Stanford Garry Nolan a répondu que conclusions et accusations devaient être confrontées à des documents et à des données, plutôt qu'à de simples récits.

Le récit d'un ancien agent de la CIA sur une enquête UAP de l'ODNI suscite une demande de documents et de données
Interview frame showing former CIA officer James Erdman III, from Catherine Herridge Reports footage distributed in the UAP James post, X media ID 2081714372074696704.

Le récit d'un ancien agent de la CIA au sujet d'une enquête interne du renseignement américain a ouvert un débat public sur les preuves nécessaires pour étayer les affirmations relatives aux phénomènes anormaux non identifiés. James Erdman III a déclaré à Catherine Herridge qu'une enquête qu'il avait dirigée au Bureau du directeur du renseignement national n'avait produit aucune preuve directe d'engins extraterrestres, de récupération d'épaves ou de programmes de rétro-ingénierie.

Dans un extrait vidéo publié le 27 juillet, Erdman a recommandé de rester sceptique face aux personnes qui décrivent des programmes extraordinaires sans fournir de preuves directes. Il a aussi averti que le débat sur les UAP pouvait mêler désinformation, fausses déclarations et intérêts commerciaux. Ces propos reflètent son évaluation ; l'ODNI n'a pas rendu publics le rapport d'enquête, les comptes rendus d'entretiens ni les pièces justificatives, de sorte que ses conclusions ne peuvent pas encore être auditées indépendamment.

Le professeur de Stanford Garry Nolan a répondu publiquement le 28 juillet. Selon lui, Erdman avait livré un récit plutôt que des données, et il a contesté une formulation susceptible de présenter collectivement les lanceurs d'alerte comme des profiteurs. Il a soutenu que toute personne avançant une conclusion, dans un sens comme dans l'autre, devait fournir des documents vérifiables, tout en se disant prêt à examiner les éléments d'Erdman dans un cadre approprié.

La réponse de Nolan ne valide pas les allégations des lanceurs d'alerte sur les UAP, pas plus que l'entretien d'Erdman ne suffit à les réfuter toutes. Cet échange met plutôt en évidence un problème élémentaire de preuve : le public doit départager des récits concurrents alors que les documents censés étayer une enquête officielle interne restent indisponibles.

Pour le contrôle des dossiers UAP, l'enjeu déterminant n'est donc pas une nouvelle affirmation sur leur origine, mais l'absence d'un dossier vérifiable. La publication, après occultations appropriées, de la méthode, du périmètre, du niveau de preuve et des conclusions permettrait aux parlementaires, aux chercheurs et au public de distinguer une conclusion d'enquête d'un souvenir personnel, sans exposer d'informations légitimement classifiées.