Papua New Guinea / 1959 / NON RÉSOLU

Observation du père Gill en Papouasie-Nouvelle-Guinée

L'observation dite du père Gill ou de Boianai est un témoignage documenté sur deux soirées, non une rencontre vérifiée avec des occupants extraterrestres. À 18 h 45 le 26 juin 1959, le prêtre anglican William B. Gill commença des notes horodatées sur une lumière vive au nord-ouest de la mission. Avec des enseignants, auxiliaires médicaux et résidents papous nommés, il décrivit ensuite une apparence structurée, des lumières changeantes et des silhouettes semblant se tenir au-dessus. Le 27 juin à 18 h, Annie Laurie Borewa signala la première une lumière semblable. Gill écrivit qu'une silhouette apparente sembla reproduire son geste, que d'autres parurent répondre aux deux bras levés d'Ananias Rarata et que la lumière sembla osciller après qu'Eric Kodawara eut dirigé une lampe torche. Ce sont des impressions visuelles attribuées, non une communication confirmée. La compilation de Gill du 14 juillet affirme que 38 personnes furent réunies après la première observation et que 27 signèrent volontairement, mais la liste dactylographiée conservée ne porte que 25 noms; les copies divergent aussi sur des heures, mesures et formulations. Le renseignement de l'armée de l'air australienne interrogea Gill plusieurs mois plus tard sans entendre les témoins de Boianai en Papouasie. Il proposa planètes, réfraction et nuages mobiles pour au moins certaines lumières, ne parvint à aucune identification positive et rejeta l'idée de véhicules spatiaux habités. Sans image authentifiée, donnée instrumentale ou trace matérielle, le rapport central reste non résolu, non établi comme événement impliquant engin et occupants.

Chronologie d'archive créée par le site pour les rapports de Boianai des 26-27 juin 1959
Visuel de contexte créé par le site d'après les copies du dossier australien cité. Il sépare les deux soirées et leurs limites probatoires ; ce n'est ni une image de l'événement, ni un fac-similé, ni la reconstitution d'un engin.Global UFO Archive, d'après les pièces de la série A703 des Archives nationales d'Australie
CrédibilitéB
StatutNON RÉSOLU
Types de preuves5
Sources officielles2
Dernière révision2026
Évaluation de l’archive

Ce cas reste non résolu dans les archives publiques, avec une crédibilité de niveau B.

Documentation
Documentation élevée
Lieu principal
Boianai Anglican mission, Milne Bay
Base documentaire
8 liens documentaires
Usage de recherche
Cas de comparaison

Ce qu'établit le dossier subsistant

Dossier sur deux soirées
Le dossier Gill date les observations principales des 26 et 27 juin 1959 et affirme que les heures de la première soirée furent copiées de notes prises en direct.[1][2]
Dossier des témoins
Le rapport indique 38 personnes réunies et 27 signatures, mais la liste dactylographiée conservée compte 25 noms, dont enseignants, auxiliaires médicaux et résidents ; ce ne sont pas 38 dépositions séparées.[1][2]
Gestes rapportés
Le 27 juin, Gill décrivit des silhouettes apparentes semblant répondre aux gestes et une lumière paraissant réagir à la lampe torche. Ce sont des perceptions rapportées, non une communication vérifiée.[1][2]
Enquête RAAF
Le renseignement aérien obtint les pièces et interrogea Gill dans le Victoria, non les témoins à Boianai. Il proposa des effets naturels, ne conclut pas positivement et rejeta les véhicules spatiaux habités.[1][3]
Limite des preuves
Aucune image authentifiée, donnée instrumentale ou trace physique n'est publique. Erreurs de copie et nombres contradictoires subsistent ; UNRESOLVED marque un défaut d'identification, non la preuve d'occupants ou d'un engin.[1][2][4][5][7]

Dossier du cas

Boianai était un village côtier et une mission anglicane ancienne, à environ douze milles de Dogura. En 1959, le lieu appartenait au Territoire de Papouasie et Nouvelle-Guinée administré par l'Australie. Gill y était prêtre et la communauté témoin comprenait enseignants, auxiliaires médicaux, pensionnaires de l'école et autres membres de la mission. Ce cadre institutionnel explique les noms, métiers, lettres à des ecclésiastiques et l'interruption pour l'office du soir. Il ne garantit pas l'exactitude de chaque observation, mais il est plus précis que le résumé tardif d'un prêtre face à une foule anonyme.

La chaîne documentaire commence avant les deux soirées célèbres. L'enseignant Stephen Gill Moi décrivit une lumière vive à 1 h le 21 juin; Gill mit son récit par écrit sous sa dictée le 23 juin et l'adressa, avec une lettre prudente, au révérend David Durie du St Aidan's College à Dogura. Gill y envisageait effets électriques, influence inconsciente d'illustrations de soucoupes et appareil terrestre, et exigeait encore une preuve scientifique avant d'accepter une origine spatiale. Une seconde lettre d'accompagnement datée du 27 juin indique que la nuit précédente modifia son opinion. Ces lettres, la feuille de données prise en direct et les annotations tardives subsistent comme pages reproduites dans des documents civils versés aux dossiers RAAF, non comme ensemble complet d'originaux autographes vérifiés.

Le vendredi 26 juin, la feuille de Gill commence à 18 h 45 par une lumière blanche vive au nord-ouest. À 18 h 50 il appela Stephen et Eric; Stephen arriva à 18 h 52 et aurait distingué cette lumière de celle, semblable à une étoile, vue auparavant. Entre environ 18 h 55 et 19 h 12, la feuille consigne une apparence orange ou jaune foncé moins brillante, d'abord une puis plusieurs formes lumineuses qualifiées d'hommes, et un mince faisceau bleu. Des annotations nomment Gill, Stephen Gill Moi, Ananias Rarata et Nessie Moi pour certaines observations de cet intervalle. Vers 19 h 20, l'apparence rapportée passa dans un nuage. De 20 h 28 à 23 h 04, les entrées décrivent plusieurs lumières, des passages dans les nuages, des changements apparents de couleur, un ciel couvert puis une forte pluie. Hauteurs, distances, vitesses et empans étaient des estimations, non des mesures instrumentales.

Gill décrivit ensuite une procédure organisée après la première apparition: 38 personnes furent réunies dans une pièce éclairée; Gill, Ananias Rarata et Stephen Gill Moi dessinèrent séparément; les observateurs ne devaient signer que s'ils estimaient que les croquis représentaient ce qu'ils avaient vu. L'annexe affirme que 27 sur 38 signèrent. Une feuille dactylographiée conservée, intitulée comme liste de signatures, ne porte que 25 noms, dont Dulcie Freda Guyorobo, Ilma Violet Iorere, Annie Laurie Borewa, Love Daisy Kolauna, Ananias Rarata, Nessie Moi, Stephen Gill Moi et Eric Kodawara. Une autre annotation date une feuille des observateurs principaux de 19 h 30; la liste dactylographiée de la majorité indique 19 h 45. L'existence probable de plusieurs feuilles et copies interdit de fixer un nombre ou une heure uniques.

Le samedi 27 juin, Annie Laurie Borewa aurait remarqué la grande lumière à 18 h; Gill la rejoignit à 18 h 02 et décrivit un groupe d'environ douze personnes. Il écrivit que quatre silhouettes apparentes allaient et venaient au-dessus de la lumière. Lorsqu'il leva un bras, l'une sembla faire de même; lorsqu'Ananias leva les deux bras, deux puis les quatre semblèrent répondre. Gill envoya ensuite Eric Kodawara chercher une lampe torche et émit de longs signaux. La lumière sembla osciller latéralement puis grossir avant de s'arrêter. Deux silhouettes furent de nouveau signalées à 18 h 25; Gill alla dîner à 18 h 30 et les observateurs partirent pour l'office à 19 h. Les nuages couvraient le ciel à 19 h 45. Une forte explosion à 22 h 40 ne s'accompagna d'aucune observation; Gill admit lui-même qu'elle pouvait être atmosphérique et sans rapport.

Gill assembla le rapport long à Boianai le 14 juillet. Son noyau probant réunit feuille horaire copiée, schémas, documents de témoins nommés et discussion explicite de l'hallucination, de la suggestion, de l'illusion atmosphérique et de l'inexpérience des observateurs. Autour de ce noyau, la Victorian Flying Saucer Research Society ajouta une introduction présentant presque comme établis des engins avancés et des humanoïdes; ce plaidoyer n'est ni le langage de Gill ni une conclusion gouvernementale. Des copies entrèrent dans les dossiers australiens après le contact de chercheurs civils avec la Direction du renseignement de l'armée de l'air en septembre. Le Squadron Leader F. A. Lang interrogea ensuite Gill dans l'État de Victoria. Le rapport de deux pages transmis le 8 janvier 1960 reposait sur cet entretien et ne vérifia ni les autres témoins, ni le site, ni les données météo locales en Papouasie.

Les lectures tardives restent partagées. D'après des relèvements approximatifs, la RAAF rapprocha au moins trois lumières de Jupiter, Saturne et Mars, la réfraction et les nuages rapides pouvant créer taille ou mouvement apparents; sa lettre de février 1960 reconnaissait pourtant l'impossibilité d'une conclusion positive. Donald Menzel proposa ensuite Vénus déformée par une vue non corrigée, les cils et les nuages; J. Allen Hynek répondit que Gill portait des lunettes corrigées et avait identifié Vénus séparément. L'entretien de James E. McDonald en 1967 conserve le souvenir tardif de Gill, qui admit qu'après huit ans les dates et certains détails s'étaient estompés. Bill Chalker rapporta plus tard qu'Hynek visita Boianai en 1973 et retrouva six témoins soutenant Gill; le dossier public accessible ici n'en contient pas les transcriptions. Les hypothèses planétaires et nuageuses peuvent convenir à certaines lumières ponctuelles et variations d'apparence, mais aucune analyse publique n'explique de façon concluante l'ensemble des deux soirées. Inversement, témoignages et croquis copiés ne prouvent ni engin fabriqué, ni occupants, ni origine extraterrestre.

Chronologie

  • L'enseignant Stephen Gill Moi signale une lumière antérieure; Gill met son récit dicté par écrit le 23 juin.
  • Gill commence une feuille de données en direct après avoir vu une lumière blanche vive au nord-ouest de la mission.
  • Les notes décrivent changement de couleur, silhouettes apparentes et mince faisceau bleu; des annotations nomment Gill, Stephen Gill Moi, Ananias Rarata et Nessie Moi pour certaines séquences. L'apparence passe ensuite dans un nuage.
  • Une annotation copiée date la feuille des observateurs principaux de 19 h 30; la liste dactylographiée de la majorité indique 19 h 45. Il peut s'agir de documents différents.
  • La feuille consigne plusieurs lumières tardives, passages dans les nuages et changements apparents de couleur avant le ciel couvert et la forte pluie. Ces points lumineux ne relèvent pas nécessairement tous du même phénomène que l'apparence structurée antérieure.
  • Annie Laurie Borewa remarque la première une lumière semblable. Gill consigne silhouettes apparentes, gestes semblant recevoir une réponse et oscillation apparente après les signaux de lampe; il part dîner à 18 h 30.
  • Le groupe part pour l'office à 19 h; les nuages limitent la visibilité à 19 h 45. La forte explosion de 22 h 40 n'a aucun corrélat visuel et Gill note qu'elle peut être atmosphérique et sans rapport.
  • Gill date son rapport compilé à Boianai. Il réunit notes d'observation copiées, schémas, documents de témoins et annexe méthodologique sur les explications alternatives et les limites des estimations.
  • Des groupes civils alertent le renseignement aérien, qui obtient le rapport et interroge Gill dans le Victoria. La RAAF propose planètes, réfraction et nuages pour certaines lumières, ne conclut pas positivement et dit ne pas croire à des véhicules spatiaux habités.
  • James E. McDonald enregistre en 1967 un entretien rétrospectif d'une heure avec Gill. Bill Chalker rapporte ensuite que J. Allen Hynek visita Boianai en 1973 et retrouva six témoins favorables; aucune transcription publique de ces six entretiens n'a été trouvée.

Questions sur l'observation de Boianai

Que rapporta le père Gill à Boianai ?

Gill et d'autres résidents signalèrent durant deux soirées des lumières vives et une grande apparence structurée au nord-ouest, avec des silhouettes semblant se tenir au-dessus. Le dossier documente leurs descriptions, non un engin mesuré indépendamment.

Combien de personnes furent témoins ?

Aucun total unique n'est sûr. L'annexe de Gill indique 38 personnes réunies et 27 signatures ; la feuille dactylographiée en nomme 25. La seconde soirée commence avec un groupe d'environ douze. Ce sont des groupes qui se recoupent, non des totaux de dépositions indépendantes.

Les notes de Gill furent-elles prises pendant l'observation ?

La feuille de la première soirée est horodatée de 18 h 45 à 23 h 04, et Gill affirma ensuite que ses données venaient de notes prises en direct. Mais les scans publics sont des copies ou dactylographies avec erreurs de dates et mesures ; ils ne constituent pas un carnet original complet et intact.

Les silhouettes rapportées répondirent-elles aux gestes ?

Gill écrivit qu'une silhouette apparente sembla copier son geste et que d'autres parurent répondre aux bras levés d'Ananias Rarata. La séquence à la torche fut aussi interprétée comme une réponse. Aucun instrument ni relevé indépendant proche ne confirme une communication ; il faut conserver sembla ou parut.

Qu'enquêta et conclut la RAAF ?

Alerté par des groupes civils, le renseignement aérien obtint le rapport et fit interroger Gill dans le Victoria par le Squadron Leader F. A. Lang. Le dossier ne montre ni visite à Boianai ni entretien avec les témoins papous nommés. Il proposa planètes, réfraction et nuages mobiles, ne conclut pas positivement et dit ne pas croire à des véhicules spatiaux habités.

Planètes et nuages expliquent-ils l'affaire ?

Ils peuvent expliquer plausiblement certains points lumineux, variations d'éclat et mouvements apparents dans des nuages fragmentés, et doivent être testés séquence par séquence. Le travail RAAF conservé ne calcule pas chaque heure et relèvement, tandis qu'une planète seule ne recrée pas les silhouettes et gestes. Les preuves publiques ne suffisent ni à tout identifier naturellement ni à établir un engin extraordinaire.

Sources

L'image affichée est une chronologie d'archive créée par le site, non une image de l'événement, un fac-similé ou la reconstitution d'un engin. Aucune photo, pellicule, donnée instrumentale ou pièce matérielle authentifiée n'a été trouvée. Les scans publics sont liés comme sources plutôt que republiés comme médias actifs.