États-Unis / 2023 / EXPLIQUÉ

Objets à haute altitude abattus en Amérique du Nord en 2023

Du 10 au 12 février 2023, après le renforcement de la surveillance consécutif au ballon chinois, des chasseurs américains abattirent trois objets détectés par le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord au-dessus du nord de l'Alaska, du Yukon canadien et du lac Huron. Les objets d'Alaska et du Yukon évoluaient vers 40 000 pieds ; celui du lac Huron vers 20 000 pieds. Leur identité inconnue et leur altitude furent traitées comme un risque pour l'aviation civile et comme un possible risque de surveillance. Les recherches se terminèrent sans récupérer de débris, de sorte qu'aucun examen physique public n'établit modèle ou propriétaire. Le président Joe Biden déclara que le renseignement jugeait le plus probable des ballons liés à des entreprises privées, aux loisirs ou à la recherche, sans preuve d'un lien avec le programme chinois ou la surveillance d'un autre État. Les opérations sont solidement documentées, mais chaque objet reste non identifié dans le dossier public.

F-22 Raptor de l'U.S. Air Force au-dessus des montagnes enneigées près de Joint Base Elmendorf-Richardson en février 2023
Un F-22 du 525th Fighter Squadron vole près de Joint Base Elmendorf-Richardson le 27 février 2023. Cette photographie de l'U.S. Air Force dans le domaine public illustre le lieu et l'intercepteur ; prise après le tir du 10 février, elle ne montre ni mission ni objet.Senior Airman Patrick Sullivan / U.S. Air Force via DVIDS
CrédibilitéB
StatutEXPLIQUÉ
Types de preuves5
Sources officielles9
Dernière révision2026
Évaluation de l’archive

L’archive considère ce cas comme expliqué ou largement résolu par des éléments conventionnels.

Documentation
Documentation élevée
Lieu principal
Northern Alaska, Yukon and Lake Huron
Base documentaire
11 liens documentaires
Usage de recherche
Cas de comparaison

Ce que le dossier officiel établit

Opérations confirmées
Les documents officiels confirment trois interceptions appuyées par radar et trois tirs du 10 au 12 février 2023.[3][4][6]
Distincts du ballon chinois
Les trois petits objets ne furent pas publiquement liés au programme chinois et, contrairement au ballon, ne livrèrent aucun débris.[2][3]
Changement de détection
Le NORAD modifia ses radars après le ballon chinois, révélant davantage d'objets lents sans preuve d'une hausse soudaine.[2][5]
Aucun débris récupéré
Les recherches dans l'Arctique, au Yukon et dans le lac Huron se terminèrent sans matériel attribuable aux trois cibles.[5][8]
Meilleure évaluation
Des ballons bénins ou plateformes légères sont l'hypothèse principale, sans confirmation physique du modèle, propriétaire ou usage de chaque objet.[2]

Dossier du cas

Les trois interceptions doivent être distinguées du ballon de surveillance chinois détruit au large de la Caroline du Sud le 4 février 2023. Ce ballon, plus grand, avait été suivi à travers le continent, attribué par les États-Unis à un programme chinois et largement récupéré. Les trois objets suivants, plus petits, furent rencontrés du 10 au 12 février et ne furent pas publiquement reliés à ce programme. Les regrouper masque la différence probante essentielle : le ballon chinois fut récupéré et analysé, pas les objets d'Alaska, du Yukon ou du lac Huron.

Le NORAD détecta le premier petit objet au radar terrestre le 9 février dans le nord de l'Alaska. Des chasseurs l'examinèrent ; les autorités le décrivirent comme ayant la taille d'une petite voiture à environ 40 000 pieds, altitude fréquentée par l'aviation civile. Le 10 février, un F-22 de Joint Base Elmendorf-Richardson tira un AIM-9X et l'abattit au-dessus des eaux territoriales américaines. Le Pentagone invoqua le risque raisonnable pour les vols civils et ne publia alors aucune information sur ses capacités, sa fonction ou son origine.

Le deuxième objet fut détecté au-dessus de l'Alaska tard le 10 février puis suivi en entrant dans l'espace canadien. Des F-22 américains le suivirent, rejoints par des CF-18 et un CP-140 canadiens. Après consultation entre Joe Biden et Justin Trudeau, un F-22 américain l'abattit au Yukon le 11 février. Le Canada décrivit un petit objet cylindrique près de 40 000 pieds. Il s'agissait du premier tir de ce type conduit par le système binational du NORAD, mais cette étape opérationnelle n'en établissait pas la nature.

La séquence du lac Huron commença par un contact radar près du Montana le 11 février. Des chasseurs cherchèrent de nuit sans voir d'objet, et le contact devint intermittent vers le Wisconsin. Il fut retrouvé et suivi visuellement au-dessus du Michigan le 12. Les autorités le situaient vers 20 000 pieds, posant un problème aéronautique et de sécurité. Un F-16 tira deux AIM-9X : le premier manqua et tomba sans dommage dans le lac ; le second atteignit la cible. Cette correction confirmée par le général Mark Milley compte, car les premiers récits omettaient souvent le tir manqué.

La vague apparente tenait en partie à une modification de la détection. Après le passage du ballon chinois, le NORAD affina ses réglages radar afin de repérer davantage d'objets lents. Joe Biden déclara ensuite qu'aucune hausse soudaine du nombre d'objets n'était démontrée ; on en voyait plus en partie grâce à cette surveillance. Cela ne rend pas les trois pistes imaginaires. Cela explique pourquoi de petits objets auparavant filtrés ou suivis autrement apparurent en trois jours et reçurent une attention nationale.

Les descriptions publiques étaient provisoires, non des identifications techniques. L'objet d'Alaska fut comparé à une petite voiture, celui du Yukon qualifié de cylindrique et celui du lac Huron décrit comme une petite structure pouvant porter des fils ou une charge. Les pilotes divergeaient aussi, ce qui n'est pas surprenant face à de petites cibles lentes sans repère stable en altitude. Aucune photographie rapprochée authentifiée, vidéo embarquée ni série radar complète n'a été publiée. Les illustrations et images d'actualité ultérieures ne doivent donc pas être présentées comme celles des objets.

L'échec de la récupération est la principale lacune. Le Canada chercha au Yukon jusqu'au 17 février, puis mit fin aux opérations en raison de l'hiver et de la baisse des chances de succès. Le U.S. Northern Command conclut aussi les recherches près de Deadhorse et dans le lac Huron après des travaux aériens, de surface et sous-marins sans débris. Glace arctique, météo, isolement et profondeur limitèrent les équipes. Faute de matériel placé dans une chaîne de garde publique, toute identification ultérieure comme ballon amateur, appareil météo ou plateforme de surveillance reste une évaluation, non l'analyse d'un objet récupéré.

Le 16 février, Joe Biden déclara que le renseignement jugeait le plus probable des ballons liés à des entreprises privées, aux loisirs, à la météo ou à la recherche scientifique. Rien n'indiquait alors un lien avec le programme chinois ou des véhicules de surveillance d'un autre pays. C'est l'évaluation conventionnelle publiée la plus forte, mais les mots comptent : le plus probable n'est pas l'identification d'un objet récupéré. Le cas mérite l'archive UAP car il montre qu'un véritable problème aérien non identifié peut déclencher une action militaire tout en restant compatible avec une technologie ordinaire et des preuves publiques incomplètes.

Vidéo associée

Chronologie

  • Un F-22 abat au large de la Caroline du Sud le ballon chinois identifié séparément ; d'importants débris sont récupérés.
  • Le NORAD détecte au radar un petit objet dans le nord de l'Alaska et envoie des chasseurs.
  • Un F-22 tire un AIM-9X et abat l'objet d'Alaska au-dessus des eaux américaines en raison du risque aérien.
  • Un deuxième objet est détecté en Alaska, suivi au Canada puis pisté conjointement par des appareils américains et canadiens.
  • Après consultation Biden-Trudeau, un F-22 américain abat l'objet cylindrique du Yukon vers 40 000 pieds.
  • Un contact radar apparaît près du Montana ; la recherche nocturne ne le voit pas et la piste devient intermittente.
  • Le contact est retrouvé sur les Grands Lacs ; le premier AIM-9X d'un F-16 manque, le second abat l'objet sur le lac Huron.
  • Le général Mark Milley confirme que le premier missile du lac Huron a manqué et est tombé sans dommage dans l'eau.
  • Biden dit que les objets étaient probablement des ballons bénins et que la surveillance radar renforcée explique les détections groupées.
  • Le Canada et les États-Unis terminent les recherches au Yukon, en Alaska et au lac Huron sans débris attribuables.

Questions fréquentes

Les tirs contre les objets de 2023 ont-ils réellement eu lieu ?

Oui. Les documents américains et canadiens décrivent les détections radar, les missions de chasse et les trois tirs.

S'agissait-il d'engins extraterrestres ?

Aucune preuve publique ne l'établit. La Maison-Blanche privilégia des ballons bénins liés au privé, aux loisirs ou à la recherche.

Étaient-ils des ballons espions chinois ?

Les autorités dirent n'avoir aucune preuve les reliant au programme chinois ou à la surveillance d'un autre État.

Pourquoi furent-ils abattus ?

Ils étaient inconnus, évoluaient aux altitudes civiles et un risque de surveillance ne pouvait être écarté ; les tirs furent conduits dans des zones jugées plus sûres.

Qu'ont vu les pilotes ?

Les descriptions variaient entre petite voiture, cylindre et petite structure. Aucun gros plan authentifié ni dossier complet des capteurs de cockpit n'a été publié.

Des débris ont-ils été récupérés ?

Aucun débris attribuable ne fut récupéré. Les recherches prirent fin le 17 février en raison des conditions et des faibles chances de succès.

Pourquoi trois détections en trois jours ?

Après le ballon chinois, le NORAD régla ses radars pour les objets lents. Le groupe reflétait une surveillance accrue, non une hausse soudaine.

Sources

L'image principale est une photographie de l'U.S. Air Force montrant un F-22 du 525th Fighter Squadron près de Joint Base Elmendorf-Richardson le 27 février 2023. DVIDS la classe dans le domaine public. Elle illustre le lieu et le type d'intercepteur, mais fut prise après le tir et ne montre ni mission ni objet. La vidéo ABC News est un reportage ultérieur, non une image originale des cibles.